Fumer ses émotions

Mis à jour : oct. 24

Mercredi 31 mai, c'était la journée mondiale sans tabac. Une journée importante qui met l'accent sur les ravages du tabac qui est l'une des causes majeures de mortalité ou de maladie dans le monde et qui incite les fumeurs à arrêter. Oui mais voilà, plus facile à dire qu'à faire !

Crédit photo : Denny Ramos (on unsplash)

les raisons qui nous maintiennent fumeur


Les raisons qui empêchent l'arrêt du tabac chez les fumeurs persistants sont multifactorielles et ne dépendent pas que de la seule volonté d'arrêter ou de réduire significativement sa consommation.


Il y a d'abord un facteur physiologique car la nicotine, substance hautement addictive, nous met dans une situation de dépendance forte et ensuite un facteur psychologique ou plus précisément d'ordre émotionnel. Si les substituts sont accessibles et fonctionnent pour déjouer le phénomène de dépendances physique et aider au sevrage, la dépendance émotionnelle au fait de fumer est beaucoup plus difficile à dépasser tant que nous n'avons pas exploré en conscience toutes les facettes de notre personnalité de fumeur. De poser un constat sur nous-même et notre véritable  relation à la cigarette. Se confronter à la réalité plutôt que de rester dans le fantasme ou le déni ... donc se mentir à soi-même. 


Comprendre sa personnalité de fumeur pour déjouer les obstacles

Être fumeur implique le fait d'avoir développé une personnalité en conséquence, une façon d'être et d'agir avec ses rituels et ses habitudes, ses croyances. Cela sous-entend d'essayer de comprendre surtout les bénéfices secondaires qui nous maintiennent dans cet état de fait : comment cela motive t-il nos envies ? Nos besoins ? Nos comportements ?


Comment le fait de fumer ou ne pas arriver à arrêter nous relie-t-il à nos émotions, nos façons de réagir et d'appréhender la vie, les autres, soi-même ? Comment cela nous relie-t-il à un état de valorisation de soi ou bien à la dévalorisation (la honte ou la culpabilité...) ? Comprendre en quoi cela parle de notre relation à notre corps, à nous-même ? Quelles croyances limitantes sur la vie, sur nous-mêmes aurions-nous pu développer justifiant le fait de continuer de fumer ?  Quelle place cela nous permet-il de prendre dans notre vie, nos relations ? 

 

Que se passerait-il si j'arrêtais vraiment ? Qu'est-ce que cela changerait ?


Décider d'arrêter et gérer l'après  ...

 

Tout part de la décision d'arrêter. D'une prise de conscience de la nécessité et du bénéfice d'arrêter pour se remettre sur le chemin du mieux-être. Nous posons ainsi un acte fort, nous passons en quelque sorte un contrat avec nous-même. Mais là encore, notre façon d'accueillir cette situation peut réveiller en nous des perturbations émotionnelles telle que l'anxiété ou l'angoisse, c'est à dire la peur de  ne pas y arriver ou réussir à vivre sans fumer : Serai-je capable ? De quel soutien vais-je avoir besoin ? 


Se faire accompagner pour dépasser ses difficultés


Dans ce cas, l'arrêt du tabac peut nécessiter un accompagnement spécifique pour nous aider à surmonter les difficultés physiques et psychiques si elles se présentent et déjouer les obstacles à l'arrêt du tabac. Dans tous les cas, parlez-en d'abord à votre médecin qui vous aidera à trouver des solutions adaptées à votre situation, pour aller mieux.


En complément de la prise en charge médicale et dans les cas les plus courants, essayer les techniques d'hypnose, pratiquer de manière préventive une activité sportive ou adopter une approche corporelle éveillant le corps et favorisant la conscience de soi (méthode Feldenkrais, sophrologie, yoga, danse, par exemple) peut être aidant. Si les blocages sont profonds, être accompagné sur le plan émotionnel, corporel et psychique en somatothérapie (thérapie psycho-corporelle), où la place laissée au corps et à l'expression des émotions peut vous soutenir efficacement pour déjouer les obstacles en place, souvent inconscients : ce type d'accompagnement, en alliant la parole et le corps dans une approche psychothérapeutique, permet de retrouver la détente physique et psychique, de prendre de la distance sur ses difficultés, de cerner dans son histoire les causes motivant la peur, de libérer la parole, de permettre à un état de mieux-être de s'installer durablement.


Qui vous accompagnera sur ce chemin de transition pour vivre différemment ?


Philippe Bien


Thérapie psycho-corporelle - Somatothérapeute en Relation d'Aide par le Toucher ®

Prise de conscience par le mouvement - Enseignant de la méthode Feldenkrais™ -


www.inamovemento.com



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Les techniques et méthodes présentées dans cette publication s'inscrivent dans le cadre d'une démarche de mieux-être, à l'exclusion de tout objectif médical ou paramédical. Elles ne dispensent en aucun cas de consulter un professionnel de santé chaque fois que cela est nécessaire.



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